vendredi 18 octobre 2013

Bilan post-Erasmus

Mardi dernier, j'étais présente à la journée de la mobilité internationale de mon université pour parler un peu de mon expérience Erasmus aux étudiants qui voudraient eux aussi partir l'année prochaine. Alors je me suis dit hier soir en me brossant les dents (un éclair de génie peut vraiment venir n'importe quand) que je pourrais faire un article bilan de tout ce qui m'a choquée depuis que je suis revenue.

- Le prix des produits cosmétiques en France est prohibitif et c'est scandaleux ma bonne dame. En rentrant au mois d'août, j'ai dû m'acheter un déodorant. En Allemagne, en allant chez dm et en achetant la marque du magasin, on peut s'en tirer pour 0,75 centimes. En France, j'ai retrouvé ma marque chérie j(ai des goûts de luxe et des aisselles délicates) et on monte à 4 € et des poussières. J'étais horrifiée à la vue du prix.

- Hier, je suis allée à la supérette U à côté de chez moi pour me racheter des cotons démaquillants. Je veux bien que tout coûte plus cher dans une supérette de quartier qu'ailleurs, mais 4,54 € le petit paquet de cotons, est-ce que c'est vraiment bien sérieux ?? Je vais à Francfort ce week-end et j'hésite vraiment à faire une razzia chez dm, oui vraiment.

- Ça vaut aussi pour la bouffe. En France avec presque rien, ça chiffre très vite à 20 ou 25 €. En Allemagne on mange bien pour des prix vraiment corrects (surtout en ex Allemagne de l'est).

- A Lyon, j'ai enfin retrouvé des gens civilisés qui attendent que les passagers soient descendus de la rame avant de monter.

- Je préférais les cours allemands, quand les profs nous envoyaient leurs powerpoints et qu'on ajoutait nos notes à la main. En France, on se retrouve à nouveau avec un prof qui dicte et ça m'ennuiiiiiiiie. 

- Çà me manque de faire des câlins aux gens pour leur dire bonjour. 

- Ça m'énerve ces gens qui ne laissent pas passer les piétons sur les passages cloutés et qui y vont au forcing ! Rhââââ... j'ai 200 mètres à faire entre le tram et mon immeuble mais alors pour traverser la rue, je peux bien rester cinq minutes en attendant que les voitures aient fini de passer dans l'espoir qu'une s'arrête. Et tu crois qu'il y en aurait un qui s'arrêterait ? Evidemment que non. Et puis après, bien sûr, le petit bonhomme passe au rouge alors on ne peut plus traverser. Enfin, si : les lyonnais traversent, moi j'attends sagement.

- Du coup, je me suis vachement pervertie à ce niveau-là depuis que je suis revenue :je traverse au milieu de la route, quand le bonhomme est rouge et des fois les deux en même temps. Je crois que j'aime vivre dangereusement.

- Maius c'ets peut-être parce qu'être en France m'ennuie. Parler français dans la vie de tous les jours, c'est pas excitant  Alors je réfléchis à mon prochain séjour à l'étranger, en stage ou en cours.

Du coup, j'en viens aux questions qu'on m'a le plus posée depuis mon retour :

- Alors,c'était bien ?
Si vous saviez le nombre de fois que j'aurais aimé répondre que "Franchement, non" juste pour voir la tête de mon interlocuteur... Bien sûr que c'était bien ! Très bien, génial, incroyable, complètement fou aussi ! Est-ce que vous avez déjà rencontré quelqu'un qui va vous dire, en revenant d'Erasmus "Ben non, c'était nul et puis les allemands/anglais/.espagnols c’est tous des connards" ? Non ? Ben voilà.

- Ils sont gentils les allemands ?
Voir réponse à la question précédente.

- Alors, tu es bilingue du coup ?
Alors non aussi fou que ça puisse paraître, je ne suis pas bilingue. Je parle l'allemand couramment, nuance. Être bilingue, ça veut dire qu'on parle deux langues à un niveau de langue maternelle. Le bilinguisme, c'est plus que la maîtrise du vocabulaire ou de la grammaire, c'est de penser et de raisonner comme les autochtones et c'est extrêmement difficile. Mais pour répondre indirectement à la question : oui mon niveau s'est beaucoup amélioré :)

Voilà ! Ce week-end je serai à Francfort, je vous ferai un petit article :)
Des bisous,
Marine

mardi 15 octobre 2013

Album photo

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Galerie de Maryne Heilbronn sur Flickr.

Pour plus de photos de mon séjour Erasmus, cliquez sur une des photos ci-dessus ! :)

Segellangue, une semaine sur la mer Baltique

Dites voir, ça fait un bail que je n'ai plus rien posté... Je crois que je me suis laissée emporter par mes cours de master. C'est fou, alors que je n'ai quasiment pas eu de devoirs l'année dernière, je me retrouve avec des devoirs cette année, devoirs que je dois faire, ça va de soi. Demain, le 15 octobre, je serai présente à la journée de la mobilité internationale organisée par mon université et je me suis dit que si je voulais éventuellement donner le lien vers mon blog à des étudiants intéressés, il fallait peut-être que je le mette à jour. Je pense donc y intégrer une galerie Flickr et une F.A.Q des questions qu'on m'a le plus posées depuis que je suis revenue. Mais avant d'en arriver là, voici enfin mon article sur la semaine que j'ai passé en bateau sur la mer Baltique avec des scouts allemands et français.


18 août : rendez-vous à Rostock
Rostock, j'y étais déjà allée au moment de l'Ascension alors c'était marrant de reprendre le tramway en direction du port. C’est sous une pluie battante que je suis arrivée au bateau, que j'ai déposé mon sac sur le pont et que je suis allée rejoindre les autres abrités à la terrasse d'un café. Le bateau revenait d'une semaine en mer, il devait être nettoyé et on a pu y monter qu'en fin de journée. On a commencé par jouer à deux jeux en binômes, super sympas ! Pour le premier, on a dû faire une interview de notre partenaire (de l'autre pays évidemment) et le deuxième jeu consistait à échanger un crayon à papier rose contre un objet de valeur supérieure. C'est un jeu qu'on fait souvent aux scouts, des fois on demande d'échanger une patate. C'est assez fun parce que les équipes reviennent souvent avec des objets complètement loufoques (on m'a raconté qu'une équipe de scouts a un jour récupéré une portière de voiture). Pendant la soirée, nous avons raconté aux autres participants ce que nous avons appris sur notre partenaire d'interview et on a joué à un autre jeu rigolo qui s'appelait "Dessine-moi la maison de tes rêves". En gros, à deux, avec le même crayon et sans parler, il fallait dessiner une seule et même maison. J'ai pris un fou-rire avec mon partenaire parce que les allemands ne dessinent pas les oiseaux qui volent de la même façon que les français : je les dessine en V et lui les dessinait avec une forme beaucoup plus arrondie. Haha, c'était marrant !

19 août : direction Kühlungsborn
Le matin, avant de partir pour l'aventure, nous avons largué les amarres pour aller en fait faire les courses. Oui oui, avec notre bateau de 30 mètres de long. Comment c'est-y donc bien possible, vous vous demandez ? Ben c'est très facile : on a amarré le bateau au quai, on est descendu et on est allé au grand supermarché le plus proche. C'était trop chouette ! Déjà que le bateau était imposant mais en plus avec nos chemises et nos foulards, on ne passait vraiment pas inaperçus. Après avoir remplis nos caddies, il a fallu tout ranger dans le frigo et le garde-manger du bateau. Autant vous dire que niveau place, c'était tendu tendu. Du coup, tout ranger (et veiller à tout bien bloquer pour ne pas que ça s'écroule avec le roulis) consistait en une vraie épreuve de UltimateTetris, surtout que la garde-manger était au pont inférieur et qu'il fallait descendre une échelle assez casse-gueule. Une fois que tout était tout bien rangé, on a largué les amarres pour de bon et le matelot nous a expliqué le fonctionnement du bateau, le nom des voiles, des cordes, les consignes de sécurité etc. sur le pont avant. Il y a énormément de choses à retenir en fait, surtout avec cinq voiles ! Il était super sympa, même que j'ai eu le droit d'enrouler une corde ! Il y a une vraie technique : ce qu'on ne sait pas, c'est que lorsque la voile est hissée et qu'il y a du vent, le tension sur la corde est au maximum et il suffit d'avoir ses doigts au mauvais endroit pour qu'il arrive un accident (j'ai testé, ça fait mal les doigts qui se coincent entre le mât et la corde). Puis, alors qu'on passait au large de Warnemünde, il nous a raconté l'histoire de notre bateau : il servait à la pêche au hareng dans les mers froides, il partait pour des missions longues de plusieurs mois et la quinzaine d'hommes d'équipage dormait dans une pièce minuscule à l'avant du bateau ! C'est fou quand on y pense... On était 25 à bord, nos cabines étaient certes petites mais confortables mais à 15 dans une tout petit espace, ça devait être chaud... Zéro intimité pour le coup, quoi.

A l'abordage, moussaillon !
Oui, je sais que j'ai une sale gueule sur la photo.

Ce que vous ne savez pas encore, c'est que le hublot sur lequel je me tiens debout était en fait celui situé juste au-dessus de mon lit. La nuit, j'avais donc une aération à portée de main (il paraît qu'on me voyais dormir depuis le pont) et je pouvais entrer et sortir de la cabine en passant par là, sans que personne ne me voit passer par la salle à manger. Habile !

Mon (sublime) dessin de notre bateau, le Oban

Le soir, nous sommes arrivés à Kühlungsborn, port de plaisance assez chic si on paye un peu attention à tous les mini-yachts qui y étaient amarrés. D'ailleurs, on a pris une bonne douche bien chaude au port (il y avait bien une douche dans le bateau mais la cuve ayant un volume limité et le débit étant très faible...), ça a fait un bien, je ne vous dis pas ! On y est resté au moins une bonne vingtaine de minutes ! Bon à savoir si un jour vous faites du bateau : avec le vent, il fait beaucoup plus frais sur un bateau que sur la terre ferme. J'ai passé ma première journée en short, j'ai lourdement regretté mon geste quand j'ai fait un malaise à cause du froid. Au port, nous avons eu droit à un superbe coucher de soleil que j'ai immortalisé sur la photo ci-dessous. C'est fou, quand on est entré au port, plein de badauds se sont arrêté pour voir notre bateau manoeuvrer, haha, on était un peu l'attraction phare de la ville ! Le soir, avant la veillée, on est allé faire un petit tour sur la plage (en partie naturiste - sympa). Plonger les pieds dans la sable, c'était top !

Ça, c'est du coucher de soleil qui envoie du steak !

20 août : en route vers Wismar !
Là mon coco, c'était plus de la gnognotte ! Autant la veille il n'y avait pas eu trop de vent, autant ce jour-là, ça secouait ! C'était super excitant mais qui dit remous dit mal de mer. Je sais qu'on a été nombreux à ne pas se sentir bien, un peu brassés quoi, mais il y en a deux qui ont plus morflé que les autres. C'est terrible le mal de mer. Ce qu'il faut faire pour l'éviter, c'est suivre la règle des 5 F : Froid, Faim, Fatigue, Frousse; Foif (Soif). En gros, il faut se couvrir pour avoir assez chaud, il faut manger (rien de pire que de vomir de la bile), il faut être suffisamment reposé, il faut se changer les idées et s'occuper (et ne pas ressasser "Olala, je me sens mal, je vais vomir" parce qu'à force, il y a de grandes chances que notre cerveau commande notre estomac) et boire beaucoup. Un truc qui m'a beaucoup aidé aussi, c’est de fixer l'horizon : c'est un repère fixe qui aide l'oreille interne à se caler. Ah, et il faut éviter de rester à l'intérieur quand on a le mal de mer et pire, de descendre dans la cale du bateau, ça secoue encore plus en bas. C’est au moment où j'étais vraiment brassouillée que je suis montée sur le toit de la cabine avec le matelot pour hisser une voile. C'était top d'être en hauteur comme ça, impressionnant aussi ! Et puis comme il fallait reculer d'un mouvement brusque pour tirer la corde suffisamment, j'ai cru que j'allais m'envoler ! C'était génial !

En fin d'après-midi, nous sommes entrés au port de Wismar, ville classée au patrimoine mondial de l'UNESCO. Ça tombait bien, je m'étais tâtée pour y aller au lieu de Lübeck ^^ Comme j'étais de service cuisine, je n'ai pas eu beaucoup de temps pour aller y faire un tour (juste 20 minutes après le repas) mais j'ai beaucoup apprécié ce que j'en ai vu, je vous ai mis quelques photos. J'ai bien aimé aussi d'être au port le soir, on pouvait faire des photos de coucher de soleil vraiment pas mal du tout ! 

Notre bateau, qui bat pavillon hollandais !








En chemin vers Wismar, le matelot nous a expliqué comment lire une carte nautique. Ça serait beaucoup trop flou de vous expliquer ça sans carte sous les yeux, mais c'est passionnant ! Il nous a aussi appris à mesurer des distances, à nous servir d'un compas, à interpréter la signification des balises et des phares... c'était super ! (Et il avait la drôle de bonne idée d'être sexy aussi)

21 août : cap sur le Danemark !
Nous avons été confrontés à un problème de taille : le manque de vent, absurde quand on fait de la voile, on en convient. Si le temps s'améliorait de jour en jour, le vent lui n'était là que quand il avait envie. Du coup, je me souviens qu'on a passé beaucoup de temps a hissé les voiles, les replier, les hisser, les replier et qu'on a surtout fonctionné au moteur. Au moins, le bateau était moins sujet au roulis des vagues et on avait plus le mal de mer. Par contre, la veille, en allant au lit à Wismar, j'ai été confronté au pendant terrestre du mal de mer, j'ai nommé le mal de terre. C'était terrible, cette impression de tanguer alors que le bateau est immobile. Tant et si bien qu'en me brossant les dents, j'oscillais de gauche à droite ne demandant à mes collègues "Dis donc, c'est le bateau qui bouge ou c'est moi ?" en passant pour une vraie tarée. Même dans mon lit j'avais l'impression de pencher de gauche à droite. Merci à mon oreille interne qui a trois trains de retard, vraiment.

Sinon, mis à part le manque de vent et le fait que le moteur a tourné à plein régime toute la journée, le capitaine du bateau a cédé à notre requête de passer une nuit en pleine mer et nous avons jeté l'ancre au large du Danemark, au large des îles de Langeland et de Aerø plus précisément. D'ailleurs, c'est la petite ville de Bagenkop que l'on voit sur les photos ci-dessous. Avant d'y arriver, nous avons contourné l'île de Fehmarn (on aurait pu passer sous un pont mais il ne faisait que vongt mètres de haut et nous plus de trente je crois) et là, en pleine mer, la réalité nous a sauté aux yeux : il n'y avait plus un seul bout de terre en vue, nous étions seuls au milieu de rien. Passer la nuit en mer, c'est vraiment une expérience marquante. Déjà parce que dans les cabines, situées sous la surface de l'eau, on entend le clapotis des vagues et c'est assez impressionnant parce que la coque fait caisse de résonance (et flippant aussi quand on y pense - d'ailleurs, avant de m'endormir, j'ai échafaudé des stratégies pour sortir si jamais on venait à avoir un accident... ) et ça tangue un peu. Et puis on a organisé des prises de quart pour vérifier que tout allait bien sur le bateau pendant que le capitaine dormait. Le matelot nous a expliqué comment lire la boussole sur le pont, comment vérifier que l'ancre ne s'était pas arrachée etc. Franchement, c'était cool de passer la nuit comme ça !

Info pour vous la péter en société : là où on a jeté l'ancre, la mer ne faisait que cinq mètres de profond. Oui oui, la profondeur d'un bassin de plongeoir à la piscine. Dingue, non ? Et au plus profond du profond, la Baltique ne fait que 30 mètres, de la vraie rigolade comparé à l'Atlantique.



Salut, Bagenkop !

22 août : vers Kappeln
Après le petit déjeuner, toujours pris en pleine mer (quand j'ai dit ça à ma mère, elle a cru au début qu'on avait mangé dans l'eau), on a été un groupe de courageux à se jeter à l'eau. Oui, littéralement. Dire qu'elle est froide est un euphémisme. Je dirais plutôt qu'elle caillait la race de sa mémé, genre 14/15 °C quoi. Il y avait plein de méduses en plus... c'était dégueulasse, mais elles ne piquaient pas, ouf. Minute Nicolas Hulot : Savez-vous pourquoi il y a de plus en plus de méduses ? Parce qu'il y a de moins en moins de thons (je parle des poissons hein, pas de mauvais esprit), poissons d'habitude chargés de liquider les méduses. CQFD. Même qu'on en a péché une avec un seau de méduse, on l'a touchée et on l'a lancée par dessus bord après, elle s'est écrasée comme une bouse dans la flotte, c'était trop drôle. Peu après qu'on ait levé l'ancre, le capitaine nous a hurlé qu'il y avait des baleines à quelques mètres du bateau et effectivement, il y avait trois ou quatre ailerons qui dépassaient de la surface. On était tous accoudés a bastingage en train d'admirer le spectacle, comme si le temps s'était arrêté, c'était magique. Nous avons donc repris la route vers Kappeln, toujours en alternant voile et moteur. De toute façon, une fois arrivés dans l'embouchure de la Schlei, à proximité de Kappeln, nous n'avions pas d'autre choix que d'affaler toutes les voiles car la vitesse y était limitée. On était en train de préparer un lipdub sur le bateau et on avait mis de la musique à fond alors des bateaux passaient à côté de nous et nous voyaient nous agiter, ils levaient les bras en l'air aussi, trop drôle ! Pendant qu'on était en mer, je me suis munie d'un baudrier et j'ai rejoint deux collègues dans le filet qu'il y avait à l'avant du bateau. Honnêtement, je ne vais pas me le jouer gros bras, je me suis fait caca dessus. C'est super impressionnant d'être dans un filet au-dessus du vide, face à la proue du bateau, avec une belle vue sur les deux ancres (oui, deux) et je n'y suis pas restée longtemps, mais tout de même, je peux dire que je l'ai fait.

Arrivés au port de Kappeln, après que les gens nous aient tous admiré en train d'accoster, nous sommes partis par équipes faire un rallye dans la ville. Chaque équipe devait récupérer le plus d'objets d'une certaine couleur en demandant aux commerçants. On avait la couleur jaune alors on a ramassé des fleurs, on nous a donné un citron, une cuillère en plastique dans un magasin de glaces, on s'est photographiés à côté d'un ours Haribo géant, c'était super fun ! En ville, on en a aussi profité pour manger un Fischbrötchen, un petit pain avec un morceau de poisson dedans, dans notre cas, on avait choisi du Bismarckhering (du hareng mariné que Bismarck aimait beaucoup, voilà pourquoi il porte son nom). Je ne suis pas fan de poisson cru avec encore la peau tout ça, mais je dois dire que ce poisson-là avait été pêché le matin même, il était super frais et c'était délicieux ! Sinon, la ville de Kappeln était bien mignonette.

Notre bateau, toujours. On voit d'ailleurs le filet à l'avant.





23 août : dernier jour de navigation, en route vers Kiel
Pour le dernier jour, on a eu drôlement de la chance : on a eu des vraies vagues qui ont bien fait gîter le bateau comme il fallait ! C'était absolument ÉNORME  Il y avait un vent de fou et des vagues de taré. Le bateau était super penché du côté droit, toutes voiles dehors, c'était une sensation incroyable ! Là, enfin, on faisait vraiment de la voile ! On a filé à toute allure, on se prenait de l'eau dans la tronche, c'est je crois un de mes meilleurs souvenirs. J'ai eu un petit pincement au coeur quand il a fallu ranger les voiles une dernière fois.



C'est bien le bateau qui penche et pas moi qui suis bourrée


Kiel, notre destination finale

Le soir, on a fait une soirée guitare & chansons (sans feu de camp, ça va de soi), c'était vraiment top de finir le séjour comme ça. Vraiment, j'ai tellement de bons souvenirs de cette semaine de voile qu'il est dur de n'en choisir qu'un ! Quand on a dû ranger toutes nos affaires le 24 au matin, c'était vraiment la mort dans l'âme. J'avais déjà fait du catamaran sur un lac avec un centre de loisirs quand j'étais ado mais la voile en pleine mer, c'était vraiment de l'inédit, et j'ai complètement adoré !

mardi 17 septembre 2013

Aparté : les allemands & la drague

Ça ne fait aucun doute, les allemands sont capables de beaucoup de choses. Ils vivent dans un pays développé, ils font des études, ils sont capables de faire de grandes choses. Par exemple, ils savent construire des belles voitures qui roulent vite. Et qui sont fiables en plus. Ils exportent plein de biens technologiques, des machines aux produits chimiques. Ils ne sont pas mauvais au foot. Tandis que la France... ahem, pardon. 

Mais en Allemagne, on a un vrai souci : on ne sait pas draguer. D'ailleurs, si j'ai ramé pendant deux mois et demi avec mon co-chef, c'est bien parce que 1) je n'ai pas pris les devants et 2) ben devine sardine : lui non plus. Oulààà, mais attends ma chère, tu t'attendais à quoi ? A ce que le gars il débarque, à l'italienne, transi de passion, à genoux et une rose entre les dents en disant que "Ma qué, avec tout l'amour qué j'ai pour toi poupée, yé mé coupérai en cuatro"? Toi aussi tu as prononcé cette phrase avec l'accent du Chat Potté ? Oh, réveille-toi. On est en Allemagne. Et en Allemagne, point d'effusions affectives. Encore moins en public. Et ce qui pêche le plus en Deutschlandie, c'est que les allemands ont tendance à n'agir que s'ils se sentent en sécurité. Hors, dans le domaine de l'affectif, point d'informations factuelles, mais plutôt que du subjectif. Pas facile de savoir précisément si les sentiments de la personne d'en face sont réciproques alors que mesurer le coefficient de prise au vent de la carrosserie de la nouvelle Mercedes, si parce que c'est concret, c'est précis, c'est tangible

Dans le domaine de l'amour donc, pas moyen pour l'allemand de savoir de manière fiable s'il, va se prendre une veste en déclarant sa flamme. Alors que fait-il, le nigaud ? Ben il attend. Il végète. Il prend son temps. Il fait durer le suspens. Comme ça, il réfléchit à une porte de sortie, à un moyen de s'en tirer si jamais la réponse ne va pas dans son sens. 

Pourquoi je vous parle de ça ? Parce que j'avais été remise en place il y a quelques mois au moment où j'avais parlé de cet article extrêmement drôle qui traite du pourquoi du comment les allemands ne savent-ils donc diantre pas flirter. On m'avait dit, en gros, que je ne savais pas de quoi je parlais, que je me basais uniquement sur ce que je croyais être vrai mais pas sur des faits réels et que j'étais grosso modo pétrie de préjugés. N'en déplaise, j'ai eu cet été une vraie discussion avec plein de mâles allemands (être tous ensemble sur un voilier au milieu de la mer Baltique, ça pousse à aborder des VRAIS sujets de société, y'a pas à dire) qui m'ont dit la même chose : niveau drague, on est un peu des manches. Non pas qu'ils ne savent littéralement pas draguer. Juste que ce que les allemands pensent être de la drague ne trouve, dans nos cerveaux de françaises, aucun écho. En gros, pour résumer : la drague a deux conceptions différentes entre la France et l'Allemagne. Pour forcer le trait, j'ajouterai que les allemands sont à nos yeux des gros coinços et nous sommes à leurs yeux des chaudasses qui sont un peu trop frontales dans leur approche.

Le soir venu, on a discuté de techniques d'approche. Des vrais sujets de société, je vous dis... Et là, un pote nous a parlé d'une chanson ma foi fort drôle et bien sympathique qui dépeint avec justesse le ressenti d'une française (Aurélie) expatriée en Allemagne et qui croit qu'elle ne plait à personne parce qu'aucun homme ne l'approche. Mais en vérité, ce n'est pas qu'elle est moche, c'est juste que les allemands ont une façon bien à eux d'approcher une demoiselle.

Il s'agit de la chanson ci-dessous. Pour la traduction des paroles (indispensable pour bien en saisir le sens), c'est sur ce blog là. J'aurais pu le faire moi-même mais je suis une grosse feignasse.



Sinon, pendant qu'on parle d'amour, de drague tout ça, je parie que vous voulez savoir ce qu'il en a été avec mon co-chef. Eh ben... rien. Enfin, ça aurait pu si j'étais restée, j'en suis quasi sure. L'après-midi où on est allé ensemble à la piscine avec d'autres potes, un de ses bons amis sort, à voix haute "Et donc ce soir, tu dis au revoir à ta copine hein, c'est ça ?" La copine, dont il parle, c'est moi. Un ange passe. Puis deux. Puis 300. Puis il dit en rigolant "Ouais (haha) mais qu'est ce qu'on rigole ouais". Ensuite, j'ai mangé chez lui, puis est venu le temps de se dire au revoir. A la manière dont il m'a serrée très fort dans ses bras, j'ai cru deviner qu'ils ne voulait pas que je parte. Mais après, ben j'ai pleuré un peu quand même et guess what ? Accroche-toi, même dans une comédie romantique à l'américaine, c'est pas mieux : il a essuyé mes larmes avec ses pouces. Voilà voilà. Mes neurones ont cessé de fonctionner à cet instant. C'est miiiiiiiignoooooooon hein ?

lundi 16 septembre 2013

Les allemands : manuel de savoir vivre au pays de la saucisse

Lorsque l'ont vit dans un pays étranger pour une courte ou une longue période, il est de bon ton de faire comme les autochtones. In Rome, do as the Romans do en gros. Avant que l'on s'insurge que "Haaan pauvre fille tu fais des généralités !" gardez bien à l'esprit que c'est de l'humour et du second degré et que les lignes qui vont suivre sont purement factuelles. Exemple, si je dis que "Les allemands portent des sandales en cuir avec des chaussettes remontées jusqu'à mi-mollets", c'est un constat, c'est un fait et vous avez le droit de trouver ça très bien comme très mauvais. De plus, les remarques qui suivent valent pour Heilbronn de septembre 2012 à août 2013. Pas pour Hambourg il y a dix ans ou Munich l'année dernière. 




Le style vestimentaire & l'esthétique

- Les allemands sont des gens pratiques et fonctionnels. Ils laissent volontiers les fanfreluches et les chichis aux français. Ainsi donc, il est tout à fait normal de croiser un allemand avec au choix : des sandales en cuir avec des chaussettes (ou pire des tongs avec des chaussettes), des baskets de course à pied qu'ils assortissent avec toutes sortes de tenues de l'habillé au cool/décontracté, des chaussures de randonnée l'hiver, des vestes coupe-vent - souvent de la marque Jack Wolfskin qui coûtent un bras mais durent dix ans - et utilisent le plus souvent des sacs à dos pour y mettre leurs affaires dedans - grosse prépondérance des sacs de la marque Dakine.


Le fameux, le célèbre, l'unique : le combo sandales - chaussettes !

- Notez que les chaussettes ne se portent pas qu'avec des sandales en cuir. Mais aussi avec toutes sortes de chaussures : des ballerines ou des sandales compensées. Oui, ça fait mal aux yeux, je suis bien d'accord.


Regardez bien les pieds de la dame en arrière plan... ! En bonus, la veste autour de la taille !

- D'où ce postulat : les allemands n'ont aucun sens du style. Ils s'habillent pratique et confortable en empilant souvent les couches de vêtements qui n'ont pas grand chose à voir les unes avec les autres et ils n'y voient aucun problème. De nature pragmatique et factuels, ils s'habillent souvent en fonction de la météo, peu importe que ça ne ressemble à rien. Ils auront toujours une pièce qui dénotera avec le reste de la tenue et fichera toute l'harmonie en l'air : souvent les chaussures ou la veste. Remarquez qu'ils ont de la chance, l'Allemagne est un pays où on fait très peu attention à l'apparence.


Sur cette photo : je ne sais pas encore ce qui est le pire entre le pull en laine aux motifs douteux ou bien le sac à dos aux couleurs chatoyantes...

- D'ailleurs, à Rostock, un jour que je me suis pointée en espadrilles on m'a très sérieusement dit : "Non mais t'inquiètes, on est en Allemagne, tu rentres en soirée étudiante easy avec tes espadrilles". C'est fou, mais je devrais arrêter de me faire coquette quand je sors... je dénote un peu tout le temps avec le reste de la foule.

- Beaucoup d'allemands sont tatoués et/ou piercés. Mais genre des tatouages vraiment badass, qui envoient du costaud et qui se voient. Même les profs ou les gens chargés de l'accueil des spectateurs dans les théâtres. 

- Adeptes de l'épilation à la cire, je préfère vous prévenir : je n'ai trouvé aucun institut en un an pour me faire épiler. Soit vous le faites chez vous, soit vous vous mettez au rasoir. Oui c’est perturbant.

La mentalité

- Les allemands sont gentils et accueillants bien qu'ils paraissent au premier abord froids. Preuve s'il en est : tout allemand, quel que soit son âge, te tendra la main à la première rencontre. Oui c'est totalement bizarre de serrer la louche à un môme de 12 ans mais c'est comme ça. Le calinou et gratouillage du dos viennent après. N'essaye jamais de faire la bise à un allemand sans l'avoir prévenu auparavant que tu es français. Ils en perdraient leur latin. 

- Un jour, invitée avec d'autres gens chez un ami en commun, j'ai constaté que les allemands font bien souvent comme chez eux. Exemple : un des invités qui prend le saladier pour le saucer avec ce qu'il restait de pain. Sans demander la permission à l'hôte. Moi à côté, j'avais l'impression d'être la sainte nitouche de service à demander à me faire passer l'eau au lieu de m'affaler sur la table pour prendre la bouteille.

- L'allemand n'aime pas être pris au dépourvu. C'est pour ça qu'ils planifient toujours tout au millimètre au cas où un problème surgisse, même si la probabilité est faible. Les allemands sont les kings du plan B. Et des assurances. Ils ont une assurance pour tout.

- Les allemands sont habitués dès l'école aux débats sur à peu près tout. C'est pour ça qu'ils discutent beaucoup et qu'ils n'hésitent pas à 1) donner leur avis et 2) dire vraiment ce qu'ils pensent. Et ça peut durer des heures à peser le pour et le contre et le pour du contre et le contre du pour et au final aboutir sur un vote à main levée. En comptant aussi les abstentions.

- Les allemands sont méthodiques et pointilleux. Et extrêmement perfectionnistes. Faire quelque chose à 100 % ne suffit pas, 200 % c'est mieux.

- Les allemands sont des gens qui respectent les règles et qui, en principe, n'essayent pas de s'en défiler. Ils sont tellement confiants qu'il leur arrive souvent de laisser leurs vélos dehors sans être attachés. Impensable à Lyon par exemple.

- L'allemand est un poil bourrin, un peu maladroit aussi et manque parfois de tact. Là où en France ou en Angleterre on dirait "Est-ce que tu pourrais, s'il te plaît, me faire l'aimable obligeance de me rendre ce petit service, si ça ne te dérange pas bien sûr *smiley coeur* ?" l'allemand dit "J'ai besoin que tu me fasses ça, merci". Point.

- L'allemand est un affamé du gain de temps. Car le temps c'est de l'argent. Ainsi en ville, feu orange = feu vert. Même feu orange qui vient de passer au rouge = feu vert. Oui, même pour les bus. C'est vrai quoi, rester posé comme un débile alors qu'on peut encore passer, c'est bon pour les larves (aka les français, qui sont les seuls à foutre le merdier du coup). En entrant dans le bus, c'est la bousculade pour qui arrivera à chopper une place assise en premier, même si le bus est vide (???!!!) et même si les passagers ne sont pas encore descendus (???!!!!). Habituée à laisser descendre les passagers du métro lyonnais avant de monter dans la rame, c'est vraiment le seul truc qui m'horripile et auquel je ne me suis pas encore faite.

- Si tu veux vraiment faire plaisir à un allemand, oublie les gadgets jolis qui ne servent à rien. A la place, offre un truc méga fonctionnel pour la cuisine. Genre une mandoline pour faire des tranches de pommes de terre toutes de la même taille dans la salade de patates (oh on n'est pas chez les guignols, si les morceaux de patate n'ont pas tous la même taille, allô quoi). Ou un shaker à vinaigrette de la marque Tupperware. 

- Les allemands n'ont aucun problème avec la nudité et ont un rapport au corps très décomplexé. Gros, maigre ou poilu, avec ou sans cellulite, on est tous pareils, tous des êtres humains. Dans les piscines municipales, les gens se douchent très souvent nus dans les douches collectives. Tout comme il faut, je crois, être nu pour entrer dans un sauna. Tout comme ils n'ont aucune gêne à se déshabiller en public et traîner torse poil. Il y a aussi, dans le magazine BRAVO (équivalent du magazine Star Club) des pages entières consacrées à la sexualité avec des photos et des textes très explicites. Par exemple : Benny nous explique, avec tous (!!!) les détails, le jour où il a perdu sa virginité. Dans un magazine destiné aux pré-ados ou ados.

- J'ai entendu un jour cette phrase très très vraie : on sait qu'on est en Allemagne quand on voit des belles voitures garées devant chez Lidl. En France, les magasins discounts comme Lidl ou Aldi sont plutôt réservés aux clients ayant un petit budget. Pas en Allemagne ! En Allemagne Lidl = Carrefour. Voilà. 

Le recyclage


Les trois (!!!) bennes à verre en bas de chez moi

- Le tri sélectif prend une autre dimension. Ah on fait les malins avec nos trois bacs de tri mais vise un peu comment ça se passe outre-Rhin : trois bacs pour le verre selon sa couleur (marron, vert, blanc), une poubelle pour tous les déchets organiques des restes de bouffe aux sachets de thé (sauf la viande), une poubelle pour le papier et carton et alors là, attention : une poubelle pour tout ce qui se recycle aka bouteilles de shampooing, emballage de Milka, boîtes de margarine, conserves. Et ne t'avise même pas de tricher : il y a des gens qui contrôlent que tu fasses bien ton job et tu risques une amende si tu tries tes déchets comme un gougnafier. 

- La très très grande majorité des bouteilles en verre et en plastique ainsi que les canettes sont consignées. C'est à dire qu'une fois vides, il faut les rendre au magasin où on les a achetées, plus précisément dans un Leergut Automat (machine qui se charge de les trier). Le plus merveilleux, c'est qu'on récupère de l'argent pour chaque bouteille ou canette rendue, 0,25 € par exemple.


Une bouteille consignée et son symbole (au-dessus du code barre)

- Postulat : des fois, ces bouteilles ne sont pas rendues mais jetées dans les poubelles municipales. La consigne des bouteilles est devenue une manne financière pour les gens qui ont du mal à boucler leurs fins de mois. A 25 cents la bouteille, il y a de quoi se faire une petite somme rondelette si on arrive à en récupérer un paquet... 

Sur la route

- 80 % du parc roulant est composé de Mercedes, Audi, BMW et Opel. Véridique et approuvé.  En cas de doute, posez vous sur un parking de Mc Do et ouvrez les yeux. Et après on dit que les français sont chauvins... ;)

- Les allemands roulent en règle générale très vite. Beaucoup trop vite. 50 en ville ? Pourquoi faire si on peut pousser jusqu'à 70, voire 80 ? Et ils collent beaucoup trop le trottoir pour que la distance soit acceptable par les piétons. Un jour j'ai failli me faire tailler un short par une déneigeuse qui est passé à 15 centimètres de mes chaussures. Un conseil, sur les zones autoroutières non sujettes à une limitation de vitesse, laissez la file toute à gauche libre. Moi je dis ça, c'est pour votre survie.

- Les allemands attendent que le petit bonhomme passe au vert pour traverser. Oui, même quand la rue est déserte. Oui, même en pleine nuit. En même temps, en pleine journée, les voitures arrivent tellement vite que je ne donne pas cher de votre peau si vous essayez de traverser quand même.

- Il y a des garages à vélo partout : en face des écoles, en face des kebabs, en face des banques et des supermarchés...

- Les voitures allemandes laissent passer par courtoisie les piétons et vélos qui voudraient traverser sur le passage piétons. Comme ça, juste pour être sympa. Par contre, elles démarrent juste sur vos talons une fois que vous êtes passés. Courtois, oui. Bonnes poires, non.

- Les vélos s'octroient très souvent la priorité sur les piétons, surtout si ces derniers marchent sur les pistes cyclables. En général, et si c'est le cas, vous vous prendrez un bon coup de sonnette, un regard assassin, peut-être une insulte ou éventuellement un coup de guidon. Et ça fait mal. Alors piétons, marchez sur la voie réservée aux piétons ne serait-ce que pour votre intégrité physique. Par contre, les vélos ne se gênent pas pour rouler sur la voie réservée aux piétons. Fais ce que je dis mais pas ce que je fais... ?

La bouffe

- Les allemands raffolent de l'eau pétillante. Ils en boivent tout le temps et osent appeler ça l'eau "classique". Pour moi, l'eau classique c’est l'eau plate. L'eau pétillante allemande est beaucoup trop concentrée en gaz carbonique pour être physiologiquement tolérée par mon palet délicat (parce que les françaises sont toutes des princesses, tout le monde sait ça). Par chance, ils sont aussi fait de l'eau Medium, dont les bulles sont plus fines et qui pique moyen. Et ils ont aussi de l'eau plate de base. Au restaurant, lorsque l'on demande de l'eau, on nous sert de l'eau gazeuse par défaut. Pensez donc à demander de la stilles Wasser ou de la Wasser ohne Kohlensäure. Par contre, ne commettez jamais l'impair de demander de l'eau du robinet. On vous prendra pour un fou.

- En Allemagne il y a une vraie alternative végétarienne et une part non négligeable de la population a choisi un régime sans viande. Il est donc ainsi possible de commander un kebab végétarien. Oui c'est tordu mais la viande est remplacée par du fromage en fait.

- Les allemands se défendent sacrément bien en termes de boulangeries. Est-ce que je vais oser l'affront ? Allez, j'ose : leurs boulangeries sont aussi bien fournies que les nôtres et il y en a énormément. L'Allemagne, le deuxième pays du pain ?

- Dû au passé migratoire, il y a beaucoup de kebabs en Allemagne. Environ autant que de boulangeries. Et ils sont pour la plupart super cleans. On est bien loin de nos bouibouis dans des ruelles pas nettes avec des clients louches. Tout le monde mange kebab en Allemagne (d'ailleurs, un kebab s'appelle Döner ici). Article très à propos sur les kebabs ici (en français) (et super drôle).

- En plus des kebabs, l'allemand raffole des glaces. Il y a pas mal de bons glaciers à Heilbronn et ils en mangent toute l'année, hiver comme été. D'où les trois règles (en anglais) : It's never too early, it's never too cold and you're never too full for an ice cream.

- Les allemands adorent le barbecue plus que de raison. Dès que les beaux jours arrivent, ils sortent leurs grills de la cave et les livres de recettes spécial barbecues fleurissent. Attention, il existe même des guides où sont recensés les lieux où il est autorisé de faire un barbecue. Au niveau de la viande, c'est plus ou moins comme en France : escalopes et saucisses. Et comme il y a beaucoup de végétariens en Allemagne, il existe du fromage exprès pensé pour être cuit au barbecue. Ou bien du fromage de chèvre type Salakis (dans du papier d'alu avec du basilic et un filet d'huile d'olive, c'est pas mauvais). Mon coup de ♥ barbecue : les Berner Würstchen, saucisses enroulée dans une tranche de lard et fourrées au fromage. 3500 calories par bouchées mais terriblement bonnes.

- Paprika ne veut pas dire Paprika. Paprika veut dire poivron. Et gardez bien ça en tête parce que les allemands en mettent dans tous leurs plats.

La langue


Je crois que la vidéo résume assez bien l'essence de la chose...
(oui c'est exagéré exprès)

Natuuurrrrrrrwissenschaften et Geschlechtsverkehr me tuent à chaque fois

- Chaque région allemande a un dialecte qui lui est propre, très particulier et très différent des dialectes des autres régions. Ce qui rend donc tout à fait possible la situation cocasse qui suit : c'est l'histoire d'un mec de Hambourg et d'un mec de Stuttgart, chacun parlant leur dialecte, chacun très différent de l'autre, tant et si bien qu'ils doivent parler anglais pour se comprendre. Alors qu'ils sont tous les deux allemands. Oui, c'est absurde. Mais vrai.

- Les allemands s'accordent eux-mêmes pour dire que leur langue est compliquée. D'ailleurs, ils n'arrivent pas à se mettre d'accord sur le genre de certains mots. Gros débat du moment : dit-on das ou bien die Nutella ? La moitié de la tablée va dire das, l'autre moitié va dire die, jusqu'à ce qu'on troisième homme dise que c'est der. S'en suit en général une longue argumentation, chacun y allant joyeusement de son contre-exemple... C'est pareil pour Paprika.

- A l'école, on apprend que le verbe conjugué doit être positionné à la fin d'une phrase subordonnée. Oubliez ce précepte théorique, personne ne le respecte - du moins à l'oral.

Divers



- Amis fumeurs, il y a en Allemagne des distributeurs de cigarettes dans la rue. Plus la peine donc de se traîner au bureau de tabac du coin. Possibilité aussi d'acheter ses cigarettes à la caisse du supermarché.

- En Allemagne, les cartes de crédit type Visa et Mastercard ne passent pas dans tous les magasins. En Allemagne, ils utilisent des cartes de débit, ou EC-Karten. De plus, la majorité des magasins ne sont pas équipés de lecteurs de cartes alors mieux vaut toujours avoir du liquide sur vous. En Allemagne, il n'est pas rare de se promener avec 50 voire 100 € en liquide dans son porte-monnaie (ils trouvent ça même tout à fait normal) (ben voyons), justement car il n'est pas possible de payer partout par carte.

- La drague à l'allemande diffère beaucoup de la drague à la française.